L’INB se développe mais attend de nouveaux locaux

07 oct. 2019

Article de Ouest France
Entretien avec Laurent Winisky, directeur de l’Institut nautique de Bretagne.

Comment évoluent les formations ?

On a lancé de nouvelles formations. Le Certificat de Qualification professionnelle de formateur permis plaisance (CQPFPP), qui est le diplôme de formateur de permis bateau. Cinq sessions de trois semaines sont proposées avec une formation pratique sur l’eau et une formation pédagogique. On a ouvert une formation technico-commerciale industrie service nautique en apprentissage. On a aussi deux nouveaux Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) où l’on forme des personnes à devenir de futurs encadrants : le BPJEPS Croisière et le BPJEPS Multisupport. Et on a doublé les effectifs de la formation CQP Mécanicien, car il y a un besoin important dans cette profession. D’un côté, un groupe est formé en alternance, de l’autre, un groupe en formation continue.

 

Comment se situe le secteur du nautisme au niveau du recrutement ?

C’est un secteur qui recrute sur tous les postes, surtout des mécaniciens. C’est lié à un accroissement du motonautisme par rapport à la voile. Aujourd’hui, presque 100 % des bateaux sont équipés de moteur. Le nautisme est un secteur assez jeune, les créateurs d’entreprise sont en train de partir en retraite, sauf que l’on a du mal à compenser ces départs et les développements. Aujourd’hui, on est quasiment à 85 % d’insertion. On organise aussi des recrutements en interne. La notion d’alternance est un vrai outil de recrutement sur lequel on insiste auprès des entreprises.

 

Vous êtes l’un des plus grands centres de formation de nautisme à l’échelle nationale, les partenariats suivent ?

L’augmentation de nos effectifs nous a amenées à repenser à nos outils, à recruter des formateurs et à finaliser des partenariats avec des motoristes. C’est le cas de Volvo Penta, un partenariat déjà bien initié l’année dernière et qui prend aujourd’hui tout son sens avec un apport en matériel assez important. C’est aussi le cas de Yanmar, avec qui nous venons de signer. On a aussi des partenariats avec des motoristes hors-bord* : Mercury, Yamaha et Suzuki. Ces partenariats nous permettent d’avoir un matériel moderne et de haute technologie. Cela offre aussi une synergie entre notre structure, le motoriste et les besoins d’insertion.

 

Et les financements ?

On a plusieurs sources de financement. On avait la taxe d’apprentissage mais elle disparaît avec la réforme. Les entreprises nous financent indirectement en accueillant des alternants. Les taxes d’apprentissage que l’on collectait auparavant, vont nous revenir indirectement, car c’est l’État qui collecte tout. On a aussi des formations que l’on réalise directement auprès des entreprises et qui nous rapporte des financements.

 

Délocaliser l’INB à La Criée fait toujours partie de vos objectifs ?

C’est un projet qui reste d’actualité, qui prend du temps, mais c’est une des solutions pour nous. On ne va pas pouvoir attendre encore indéfiniment dans notre bâtiment car on continue de se développer et le taux d’occupation des plateaux dépasse les 120 %. On est coincés dans un bâtiment vieillissant, qui n’est pas en très bon état. Aujourd’hui, on a trois contraintes à l’INB : un chantier nautique, un centre nautique, donc la proximité à l’eau est déterminante ; puis un centre de formation avec une vie sociale et des logements. Les besoins en m2 sont forts car il faut des ateliers et des plateaux techniques. Dans la formation CQP Mécanicien, les stagiaires vont passer 80 % de leur temps en atelier et 20 % en salle. Qui dit nouveau groupe, dit mobiliser 150 voire 200 m2 supplémentaires. Le problème de la criée pour l’instant est que l’on ne sait pas dans quel état est le bâtiment. Est-ce qu’il reste debout ou est-ce qu’il tombe ? Est-ce qu’on repart sur du neuf ? On espère déménager à Concarneau, car l’histoire est installée ici depuis longtemps. Si ce n’est pas à Concarneau, ça sera ailleurs, mais je suis convaincu qu’il reste des zones encore exploitables.

 


Autres communications

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.